Londres veut limiter les coûts

Huit cent cinquante millions de francs…, les éleveurs de bovins britanniques auront du mal à obtenir davantage de leur gouvernement. Ce plan d’aide d’urgence qui fait suite aux manifestations de décembre 1997 sera financé à hauteur de 71 % par les contribuables britanniques. Le reste du financement provient de l’Union européenne. Les éleveurs avaient pourtant demandé 10 milliards de francs. Et là n’est pas la seule déconvenue qu’ils devront subir. Le ministre de l’Agriculture, Jack Cunningham, a en effet évoqué une restructuration du secteur de l’élevage bovin. Une réduction importante du cheptel bovin est ainsi prévue pour limiter la surproduction. Il a même été question de la disparition de certaines exploitations. Il faut dire que la crise de la vache folle coûte cher aux contribuables britanniques : 20 milliards de francs en 1996-97 pour subventionner le secteur du boeuf… Les pouvoirs publics ont par ailleurs lancé une enquête sur la gestion de la crise de la vache folle par le précédent gouvernement conservateur.

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Uncaa : un film haute résistance

Le groupe Uncaa vient de mettre sur le marché un nouveau film en plastique extrudé tricouche pour l’ensilage. Ce produit se caractérise par une très grande résistance à la déchirure, à la rupture et à l’impact. Le film noir est en outre garanti vingt-quatre mois contre les détériorations dues aux ultraviolets. Le prix de ce produit reste proche de celui d’un film classique labellisé.Uncaa – 83-85, avenue de la Grande-Armée – 75782 Paris Cedex 16. Tél. : 01.40.66.22.22. Fax : 01.45.00.71.28.

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Grandes cultures

Les surfaces de base éligibles aux aides grandes cultures ont été une nouvelle fois dépassées pour la récolte 1997 en Allemagne. Le dépassement atteint 41 000 hectares. Le nombre des demandeurs est en revanche en recul de plus de 2 % par rapport à la campagne précédente avec 343 416 dossiers.

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Le maïs « s’éclate » dans le Gers

Dans notre région, les performances en maïs consommation sont limitées. Sur les terres argilo-calcaires pentues, les rendements moyens en irrigué évoluent entre 90 et 100 q/ha. Nous avons intérêt à nous tourner vers des productions de niche qui apportent une valeur ajoutée. Je me suis lancé dans le maïs pop-corn sous contrat en 1994, sur 7,5 ha. Maintenant, j’en sème 15 ha , explique M. Pruès, installé à Maurens, dans le Gers, sur 130 ha. A l’origine de cette production, deux autres agriculteurs du secteur, Michaël Ehmann et Robert Millet. Après avoir testé cette nouvelle culture et trouvé des débouchés dans l’alimentaire, ils ont créé la SARL Pop-corn Midi-Pyrénées (voir encadré).Installé à Giscaro sur 90 ha d’argilo-calcaires, M. Barayré a semé ses premiers hectares de maïs pop-corn en 1997 sur 11 ha et souhaite continuer. Si tous les deux mettent en avant l’intérêt économique du maïs pop-corn, ils insistent sur l’intérêt agronomique de cette plante.  » Ce maïs fatigue moins les sols qu’un maïs ordinaire. Quand vous faites 90-100 q/ha avec un maïs consommation, vous n’êtes qu’à 45 q/ha en pop-corn dans nos terrains, voire 50 q/ha les bonnes années « , précise M. Pruès.Si la conduite technique diffère peu de celle d’un maïs consommation, il faut être très rigoureux tout au long du cycle de végétation, récolte comprise. La production doit être très homogène. Il est indispensable de pouvoir irriguer. Enfin, un maïs pop-corn ne doit pas être fait après un précédent maïs consommation, pour des questions de parasitisme.Pop-corn Midi-Pyrénées vend les semences aux agriculteurs. Ce sont des variétés particulières sur lesquelles la société préfère rester très discrète.  » Nous les implantons moins denses qu’un maïs ordinaire pour réduire les risques de verse et pour que les épis bénéficient de davantage de lumière « , précise M. Pruès. Le semis doit être très régulier pour une levée des plantes homogène.  » Nous semons assez tôt, fin mars-début avril, afin de récolter le plus tôt possible et profiter au maximum de bonnes conditions météo.  » La fertilisation azotée s’avère plus réduite étant donné la différence de rendement. Ici, M. Pruès amène autour de 180 unités/ha (environ 220-230 en maïs consommation). L’irrigation est similaire. Quant au désherbage (atrazine-simazine lors de la préparation des sols et Lasso après semis), il demande à être amélioré.  » Semé moins dense, ce maïs démarre aussi plus lentement et occupe moins vite le terrain. Les principales mauvaises herbes passent à travers le désherbage « , soulignent-ils.L’humidité ne doit pas dépasser 22 % à la récolte. Les producteurs livrent immédiatement à Pop-corn Midi-Pyrénées qui possède deux lieux de réception en zone de production. La récolte ne peut être réalisée qu’avec une moissonneuse-batteuse Axial Flow, de manière à ne pas fêler les grains.  » Nous devons aussi veiller à la propreté de la machine. Il ne doit pas y avoir de grains de maïs consommation mélangé au pop-corn ni de cailloux ou de terre « , insistent-ils.

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Nitrates : l’agriculture joue son image

En l’espace de quelques années, l’eau est devenue le point de cristallisation des relations ville-campagne; des relations entre l’agriculture, la nature et la société , analyse Jean-Yves Griot, président du réseau  » Eau et agriculture durable « . Et ce point de cristallisation est bien souvent source de conflit… Un aspect d’autant plus important à prendre en considération que les épandeurs d’engrais vont bientôt rentrer dans les champs.Rappelons-nous : il y a un an, le 23 janvier 1997, la Lyonnaise des eaux attaque l’Etat en justice. L’entreprise entend démontrer sa non-culpabilité dans l’affaire des nitrates de la région de Guingamp (Côtes-d’Armor). Condamnée à verser une indemnité de 200 000 F aux consommateurs de la région pour leur avoir distribué une eau à teneur en nitrates excessive, la Lyonnaise a décidé d’engager un recours en contentieux… En tardant à faire appliquer la directive nitrates, l’Etat serait responsable de cet état de fait.  » Il s’agissait de sauvegarder notre réputation en prouvant que nous n’étions pas responsable de la contamination « , explique Jean-Luc Trancart, directeur-clientèle du groupe. Procès contre la Lyonnaise qui pourrait d’ailleurs bien cacher un phénomène de société.  » Toutes les activités qui occupent l’espace ou qui sont liées à l’environnement feront de plus en plus l’objet de recours devant les tribunaux de la part des associations « , estime-t-il en précisant non sans humour que les Suisses appellent cela la « recourite ».Où en sommes-nous aujourd’hui? L’Etat n’a pas encore déposé son mémoire de défense face à l’attaque de la Lyonnaise des eaux. Mais une chose est sûre, l’intransigeance des pouvoirs publics envers les agriculteurs ne peut que se renforcer. Trop souvent considérés comme des assistés et des pollueurs, les agriculteurs doivent redorer leur blason.La directive nitrates pourrait en être l’occasion. Bien que contraignante, elle repose sur une démarche agronomique adaptée (en principe) aux conditions locales. Il s’agit le plus souvent, pour les agriculteurs situés en zone vulnérable (1), de respecter un calendrier d’épandage, de pratiquer une fertilisation raisonnée, de ne pas apporter plus d’une certaine quantité d’azote d’origine animale (souvent 210 kg/ha/an) d’ici à la fin du premier programme d’action et d’enregistrer leurs pratiques de fertilisation.Mais derrière tout cela, se cache un enjeu de taille. A l’issue du premier programme (octobre 2000), la France devra remettre à Bruxelles un bilan national (voir 1er encadré). Et s’il est difficile de présager des décisions de la Commission, il y a de gros risques pour que la pression réglementaire sur les agriculteurs se renforce en cas de bilan négatif. Peut-être leur imposera-t-on alors une quantité d’azote par culture à ne pas dépasser (projet évoqué en 1987)…Qu’adviendrait-il aussi de l’image déjà altérée de l’agriculture auprès du grand public et des groupes de pression environnementalistes? Responsable des politiques eau de France nature environnement (2) et membre du Conseil national de l’eau, Bernard Rousseau indique déjà qu’il ne peut accepter  » la position actuelle des agriculteurs, à savoir : je produis et je me moque des autres « ! Estimant que les agriculteurs sont en matière environnementale, de  » mauvaise volonté et qu’ils font de la résistance « , il déclare  » qu’avec 170 milliards de F d’aides publiques par an, ces derniers doivent consentir des efforts pour répondre aux attentes des citoyens « . Argument repris par le ministère de l’Agriculture qui explique que  » demain, les aides publiques à l’agriculture devront être  » relégitimées  » par d’autres fonctions (NDLR : autres que la fonction de production). L’occupation de l’espace et l’animation du milieu rural notamment, mais aussi la préservation de l’environnement; le contrat territorial de la loi d’orientation allant dans ce sens. « Mais si avec la signature de la quasi-totalité des programmes d’action, la directive nitrates débarque réellement sur le terrain cette campagne, les agriculteurs ne l’ont pas attendue pour agir. L’engagement massif dans le PMPOA (3) et les cinquante-quatre opérations Fertimieux (voir encadré page 12) qui couvrent désormais 1,6 million d’hectares sont là pour en témoigner. Actions Fertimieux qui restent, pour Bernard Rousseau,  » des opérations de communication qui ne résolvent pas le problème de fond « . Et d’ajouter  » qu’il ne faut pas essayer d’extrapoler une réponse ponctuelle car sinon, on est coupable d’escroquerie « . Chacun remarquera toutefois qu’outre ces opérations (Fertimieux, Bretagne eau pure…), les pratiques des agriculteurs ont évolué. Les amendements organiques sont mieux comptabilisés et les diagnostics de nutrition des plantes (Jubil, Ramsès…) permettant grâce à l’analyse du jus de base de tige de mieux piloter la fertilisation, de plus en plus utilisés (voir haut de page). En betteraves, les planteurs ont considérablement baissé leurs apports en passant de 180 kg N/ha en 1977 à 135 kg N/ha en 1997. Il y a vingt ans, ils apportaient 3,4 kg d’azote par tonne de betteraves produite contre 1,9 kg aujourd’hui, soit près de 45 % de moins!Céréalier et producteur de porcs à Villemardy (Loir-et-Cher), Lucien Chevais estime d’ailleurs que le premier programme d’action de la directive nitrates ne devrait pas bouleverser ses pratiques. Adhérent d’un groupe de développement, il explique déjà pratiquer une fertilisation raisonnée, répondant au cahier des charges de la directive.  » Chaque année, des analyses de reliquats sont effectuées. Communiquées au groupe, les valeurs moyennes me permettent, en fonction du précédent, de la qualité de terre et de mon objectif de rendement, de calculer ma fumure azotée. Quelquefois, lorsque le climat le permet (absence de sécheresse), nous réalisons un pilotage avec Jubil. Minorée de 40 unités, la dose calculée ne sera apportée dans son intégralité que si la plante l’exige. En plus, l’azote est toujours apporté en deux fois minimum, voire trois. « Chercheur à l’Inra, Bruno Mary (voir 3ème encadré) indique pour sa part que  » beaucoup d’études récentes montrent que pour obtenir une eau de qualité, la fertilisation raisonnée est certes nécessaire mais insuffisante « . Il préconise, dans les zones de culture ou d’élevage intensifs, d’y adjoindre des cultures intermédiaires  » pièges à nitrates « .  » Un beau concept en théorie mais qui ne peut s’appliquer partout « , souligne Lucien Chevais. Chez lui, août et septembre sont souvent secs et de telles cultures ont alors du mal à démarrer. Faudra-t-il les irriguer pour préserver la qualité de l’eau?Sans tomber dans ces excès, Jean Salmon, président de la commission environnement à la FNSEA, rappelle que l’enjeu de la directive est de revenir à des taux de nitrates acceptables. Le challenge étant, selon lui, d’arriver à motiver les agriculteurs sur des actions qui ne donneront des résultats auprès des buveurs d’eau que dans plusieurs années.  » Ce qui est important c’est que les pratiques agricoles évoluent dans le bon sens et qu’elles fassent l’objet d’une évaluation rigoureuse « … Tout l’enjeu du suivi qui sera réalisé par les chambres d’agriculture au cours des trois prochaines années.(1) Selon le décret du 27 août 1993, les zones vulnérables correspondent à celles dont la teneur en nitrate des eaux dépasse la norme de potabilité de 50 mg/l ainsi que celles dont la teneur est comprise entre 40 et 50 mg/l. Les agriculteurs situés en zones vulnérables, doivent appliquer un programme d’action départemental visant à la reconquête de la qualité de l’eau.(2) FNE regroupe, selon Bernard Rousseau, la quasi-totalité (cent quatre-vingt-dix) des associations françaises de protection de la nature et de l’environnement. Elle compte cent mille adhérents directs et un million d’indirects.(3) Programme de maîtrise des pollutions d’origine agricole.

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Le sort des assurés  » Coréva « 

Que deviennent les contrats  » Coréva  » déjà souscrits? La loi du 18 novembre 1997 organise une phase de transition pour protéger les droits des agriculteurs concernés.Pas de panique, le montant de la rente acquis dans le cadre des anciens contrats Coréva est garanti par la loi. Les assureurs qui se verront confier la gestion des contrats pour l’avenir, recevront de la MSA, la  » contre-valeur  » intégrale des droits acquis par les intéressés. Il n’y aura donc pas de mauvaise surprise. Chacun retrouvera ses billes.Le transfert aux assureurs aura lieu le 30 juin 1998. Les agriculteurs adhérents à Coréva peuvent librement choisir leur assureur avant cette date. S’ils ne le font pas, leur contrat sera transféré à des compagnies ou mutuelles désignées par le ministre des Finances après une procédure d’appel d’offres. Bref, il est vivement recommandé de se manifester avant le 30 juin si l’on souhaite choisir le gestionnaire de son contrat…La MSA doit rapidement adresser aux agriculteurs concernés, une notification mentionnant leurs droits acquis dans le régime Coréva jusqu’au 31 décembre 1996. Ceux qui ont continué à cotiser en 1997, recevront un relevé complémentaire de cotisations au cours du second trimestre 1998. Ces cotisations, prévues par la loi pour éviter toute rupture dans la constitution des droits, seront transférées automatiquement par la caisse centrale de MSA à l’assureur choisi. Ce dernier procédera au calcul des droits correspondants à ces cotisations dans les conditions prévues au nouveau contrat.

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Taureaux viande : le cru 1998

DM : développement musculaire.DS : développement squelettique.GMQ : gain moyen quotidien.EC : en cours d’évaluation.NE : non évalué.

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Les agriculteurs peuvent choisir leur assureur

La loi du 18 novembre 1997 a mis en place un nouveau dispositif d’assurance-vieillesse complémentaire pour les exploitants, en remplacement du régime Coréva. Cette assurance, toujours facultative, conserve tout son intérêt. Les avantages fiscaux et sociaux sont en effet préservés.· Les cotisations versées dans le cadre des nouveaux contrats, seront déductibles du revenu professionnel imposable, dans la limite de 7 % des revenus professionnels et de 7 % de trois fois le plafond de la sécurité sociale (7 % de 507 240 F, soit 35 507 F);· Elles sont également déductibles de l’assiette des cotisations sociales, dans les mêmes limites.Le plafond de ces déductions est majoré d’un tiers pour chaque personne couverte par le contrat (conjoint ou membre de la famille participant à l’exploitation, à condition qu’ils soient affiliés au régime d’assurance-vieillesse des non salariés agricoles).Les adhérents peuvent, s’ils le souhaitent, racheter des annuités de retraite complémentaire. Cette faculté est toutefois limitée aux quatre années précédant immédiatement l’adhésion, à condition d’avoir cotisé pendant cette période à la retraite agricole de base. Ces rachats peuvent être étalés sur quatre ans, moyennant une cotisation annuelle supplémentaire égale à celle fixée pour l’année courante. Les cotisations versées pour ces rachats sont également déductibles dans la limite des plafonds évoqués plus haut.Pour bénéficier de ces avantages, les agriculteurs ont désormais le choix de leur assureur : société d’assurances ou mutuelle. Ils doivent toutefois adhérer à un contrat d’assurance de groupe. Plus avantageux, ce type de contrat doit être négocié par un groupement d’au moins mille membres, auprès d’un assureur. La MSA par exemple, travaille actuellement sur le sujet avec Groupama pour proposer dans les semaines à venir, des contrats de groupe à ses ressortissants. Mais d’autres se lanceront certainement dans cette voie… Le Crédit agricole commence déjà à sonder ses clients.A chacun de choisir le  » groupement  » auquel il souhaite adhérer, en fonction des garanties et des conditions proposées. Reste qu’il est un peu tôt pour comparer les différents  » produits  » : la plupart sont encore en gestation. Il va sûrement falloir attendre un peu avant de pouvoir faire un choix  » éclairé « . Une fois qu’ils seront en mesure de comparer et de choisir, les agriculteurs intéressés devront pour adhérer au contrat finalement retenu, fournir un document attestant qu’ils sont en situation régulière vis-à-vis de leur régime d’assurance-vieillesse obligatoire de base. Cette attestation doit être demandée à sa caisse de MSA. En clair, seuls les agriculteurs à jour de leurs cotisations ou qui respectent scrupuleusement l’échéancier de paiement conclu avec leur caisse pourront souscrire une assurance complémentaire vieillesse. Cette attestation devra être renouvelée tous les ans.L’agriculteur devra également joindre cette attestation (délivrée en double exemplaire par la MSA) à sa déclaration fiscale annuelle pour obtenir la déduction de ses cotisations. Quant au montant des cotisations, il sera fixé par le contrat en fonction du montant de rente souhaité…

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Charolais

Les années se suivent mais ne se ressemblent pas. Avec Grouchy et Hernani, l’Ucef-Uchave et l’UCATRC présentent deux très bons taureaux agréés sur qualités maternelles (tableau page 54). Hernani transmet à ses filles une très bonne morphologie et un potentiel laitier exceptionnel. Mais il n’améliore pas la fertilité et doit être réservé aux femelles à vêlage facile. Grouchy apparaît comme un taureau plus complet avec son double agrément viande et élevage. Son seul point faible : un index facilité de naissance de 90. Halifakir produit, lui, des filles avec un très bon développement squelettique, qui vêlent facilement. Mais elles sont peu précoces et Halifakir n’apporte pas de conformation à ses produits. Quant à Hecrivin, il transmet du développement squelettique et de la fertilité mais ses filles ont un potentiel laitier limité.La série des taureaux agréés pour la production de jeunes bovins est dominée par Harnois qui établit le record de la race avec un index aptitudes bouchères à 128 : poids, conformation, rendement, tout y est. C’est un fils de Blason qui a d’ailleurs marqué cette série avec cinq de ses fils sur onze taureaux agréés. Tous ont un index aptitudes bouchères supérieur à 115! Icare se distingue notamment par un index veaux sevrés exceptionnel. Impaire le suit de près. Il donne des taurillons moins conformés mais qui naissent beaucoup plus facilement.Avec une conformation précoce indexée à 154, Jéronimo domine la série des taureaux agréés pour le croisement industriel. Il est conseillé cependant sur des femelles vêlant facilement. A défaut, il faudra utiliser Iphis, Inouk ou Ingo.

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Cyanamid Agro défend l’image de l’agriculture

Cyanamid Agro a signé un accord de partenariat avec le Comité français d’organisation de la Coupe du monde de football. Cette convention a un coût significatif. Mais elle permet à l’entreprise spécialisée dans la protection des plantes de réaliser une animation originale et motivante de son réseau commercial. Elle est surtout mise à profit pour contribuer à l’amélioration de l’image de l’agriculture française en profitant de l’immense retentissement de l’événement sportif. Une campagne de soutien au football français a été organisée (voir  » La France Agricole  » n° 2 714 du 14 novembre 1997). Les coupons envoyés par les agriculteurs devraient être remis lors du prochain Salon de l’Agriculture à des responsables du football français. A cette occasion, les leaders syndicaux de l’agriculture devraient préciser la nature du contrat qu’ils entendent conclure avec la nation pour les prochaines années. Grâce au football, le message passera-t-il mieux auprès des grands médias? C’est le souhait de Cyanamid Agro.Cyanamid Agro, 14, chemin du Professeur Deperet, 69160 Tassin-la-Demi-Lune.

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Jagri : distributeur français des phytosanitaires Nippon Soda

La société Jagri, détenue par les japonais Mitsui and Co (60 %) et Nippon Soda Co Ltd (40 %), commercialise en France les produits issus de la recherche Nippon Soda. Pour sa première campagne, Jagri se positionne sur le segment des cultures spécialisées et prévoit la mise en marché de nouvelles matières actives.La société propose actuellement trois produits en exclusivité et quatre en codistribution avec AgrÉvo jusqu’à la prochaine campagne : les acaricides vigne, arboriculture, légumes et horticulture Nissorun (hexythiazox) et Rezar (benzoximate); l’insecticide arboriculture et maïs Dimilin Flo (diflubenzuron); les fongicides polyvalents Norsine, Topsin et Orgatop, à base de thiophanate-méthyl et l’herbicide antigraminées toutes cultures Nabu (sethoxydime).Jagri, 22, rue L. Cossé-de-Brissac, 78640 Neauphle-le-Château. Tél. 01.34.91.90.00.

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Agco rachète les moissonneuses Dronningborg

La totalité du capital de la société Dronningborg (Danemark) a été rachetée par Agco (qui possède déjà Massey-Ferguson et Fendt). Ce rachat n’entraînera pas de bouleversement puisque Dronningborg était déjà fabricant exclusif de moissonneuses-batteuses pour Massey-Ferguson. Agco renforce son secteur récolte, en complément des machines à battage axial, construites et vendues aux Etats-Unis. Un de ces modèle pourrait arriver en France après 1998 sous la marque Massey-Ferguson.Agco-Massey-Ferguson, 41, avenue Blaise Pascal, BP 60307, 60026 Beauvais Cedex.

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Monsanto pousse les techniques culturales simplifiées

Produire plus et moins cher, produire propre , voilà des enjeux pour l’agriculture de demain. Pour Monsanto, les techniques culturales simplifiées (TCS) devraient permettre de répondre à ce vaste défi en participant au développement d’une  » agriculture durable « . A l’échelon mondial, les TCS ont le vent en poupe et la France n’échappe pas au phénomène, même si la dynamique engagée est encore loin d’être la même qu’aux Etats-Unis. L’accroissement de la taille des exploitations et l’importance prise par l’organisation du travail et la gestion du temps expliquent cet intérêt. Mais pour la firme, la rareté des références françaises constitue le frein le plus important au développement des TCS dans l’Hexagone. Monsanto souhaite accélérer le recueil et la diffusion de l’information tournant autour de cette question. Un club d’experts en techniques culturales simplifiées est en cours de lancement. Il vise à former deux cents personnes de la distribution qui seront les relais auprès des agriculteurs. Une banque de données en français est également disponible sur Internet (http//www. Ecotill. Com). Monsanto est membre de l’Association pour la promotion d’une agriculture durable, réunissant des techniciens de tous horizons (Inra, Cemagref…), des représentants de l’administration, des firmes… etc. et qui vise à encourager les techniques respectueuses de l’environnement.Monsanto-Agriculture, Europarc du Chêne, 11, rue Pascal, 69673 Bron Cedex.

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Barenbrug : présence accrue en graminées

Le producteur de semences de graminées Barenbrug détient la majorité dans la société de semences argentine, la Palaversich y Cia (dans l’immédiat, 60 % des parts, les 40 % restants étant la propriété des frères Palaversich jusqu’en août 2001). Cette acquisition assure à ce groupe un solide renforcement de sa position en Amérique du Sud, la société Palversich étant le plus gros fournisseur de semences de graminées en Argentine. Barenbrug a des implantations sur les cinq continents et devient le plus gros fournisseur de semences de graminées du monde.Barenbrug, Les Portes-de-la-Forêt, Collégien, 77615 Marne-la-Vallée Cedex 3.

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Limagrain : leader en ensilage

Avec un chiffre d’affaires de 469 millions de francs (MF) pour l’exercice 1996-97, le groupe semencier Force Limagrain a progressé de plus de 9 % en un an. La part réalisée à l’exportation a plus que doublé en passant de 33 à 75 MF, notamment grâce aux performances réalisées dans les pays de l’Est depuis deux ans. D’une manière générale, le maïs reste l’espèce phare de l’entreprise. L’an dernier, avec 10,22 % de parts de marché réalisées en France sur ce secteur, Force Limagrain arrive en deuxième position derrière Pioneer. Il reste leader sur l’ensilage avec 14,5 % de parts de marché et compte encore progresser cette année grâce à la mention LG nutrition animale (décernée seulement à certains de ses hybrides : pour l’instant LG 21.87, LG 22.22, LG 22.43, LG 22.44, LG 22.65, LG 22.75, LG 22.89, LG 22.90) mais aussi en développant de nouvelles variétés. Du côté du tournesol, Force Limagrain avoue un bilan assez décevant en 1997, les variétés précoces ayant été peu poussées par le marché. A l’avenir, le semencier compte sur des demi-tardives pour développer cette activité. La marque LG reste leader sur le marché global des fourragères avec 20 % de parts de marché. Force Limagrain confirme son leadership en dactyle, ray-grass anglais, ray-grass hybride et luzerne.Force Limagrain SA, 23, boucle de la Ramée, BP 13, 38291 Saint-Quentin-Fallavier Cedex.

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Les agriculteurs participent au financement de la formation permanente

Le Fafea finance les actions de formation permanente des agriculteurs. Y participent aussi les collectivités locales, l’Etat, l’Union européenne… Le Fafea gère un budget d’environ 130 millions de francs réparti entre les départements. Il est alimenté par une contribution des agriculteurs, prélevée par l’intermédiaire de la MSA. Cette dernière est égale à 0,3 % du revenu professionnel avec un plafond. Le montant prélevé ne peut excéder 494 F/exploitant agricole. Il existe néanmoins une cotisation minimum de 99 F pour les conjoints et les aides familiaux, soit un plafond de 692 F en 1997.

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Une démarche en deux formules

Les techniciens sont partis des exportations de la parcelle, ce qui les amène à prendre en compte la notion de coefficient apparent d’utilisation (CAU) de l’engrais apporté. Pour calculer la dose, deux formules.· Exportations – (fournitures du sol + contribution des légumineuses + restitutions au pâturage) = total intermédiaire.· (Total intermédiaire × CAU) – apport des effluents = dose d’engrais minéral.Les exportations d’azote peuvent varier de 15 à 30 kg/t de MS en fonction du mode d’exploitation. Les fournitures du sol incluent la minéralisation de l’humus, les arrière-effets des apports organiques et ceux des restitutions au pâturage par les animaux. Elles varient de 40 à 150 unités/ha selon les sols et les pratiques de l’éleveur.

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Se perfectionner selon ses besoins

Janvier 1998 : Moissac, dans le Tarn-et-Garonne. A la chambre d’agriculture, se tient la troisième journée d’une formation informatique : une dizaine d’agricultrices s’initie à l’utilisation du traitement de texte et du tableur.La formation dure dix jours, étalés sur un trimestre. Au même moment, au lycée agricole d’Auch-Beaulieu, dans le Gers, se déroule une formation  » Valorisation des produits fermiers « . Cette fois, ce sont des producteurs de canards gras qui étudient la transformation de leurs produits à la ferme. Ce matin, le groupe fait le point sur le nettoyage et la désinfection des locaux. La formation dure trente jours, le temps d’effectuer également des exercices pratiques.En fait, il existe une grande variété de stages destinés aux agriculteurs :  » Valoriser les effluents d’élevage « ,  » Concevoir un bâtiment d’élevage « ,  » Etre employeur en agriculture « ,  » Créer une société « ,  » Dresser un chien de troupeau « ,  » Entretenir son tracteur « …La formation permanente des exploitants agricoles concerne des sessions de courte durée, généralement trois à quinze jours (4,5 jours en moyenne). Mais les formations peuvent être plus longues. Ces formations sont ouvertes aux exploitants, coexploitants et membres de sociétés non salariés, à leurs conjoints et aides familiaux. Elles se déroulent de manière discontinue, par journée et les périodes de stage dépendent en grande partie de la disponibilité des agriculteurs. Les formations les plus classiques se tiennent régulièrement mais des formations spécifiques peuvent être mises en place à la demande des agriculteurs.C’est ce qui s’est passé dans l’entourage de Michel Raimondo, éleveur de bovins-lait à Castelsagrat (Tarn-et-Garonne). En 1992, confronté à d’importants problèmes de mammites, ce dernier se lance avec l’aide d’un vétérinaire dans les soins par l’homéopathie. Après quelques années d’expérience, d’autres agriculteurs de la région sont intéressés par sa démarche. Suivent des discussions avec les organisations professionnelles et le comité départemental du Fafea. Ces agriculteurs obtiennent le financement de la formation par ce fonds. L’agrément est en fait délivré lorsque la formation est en adéquation avec un plan annuel régional et départemental de formation. La formation à l’homéopathie sur les bovins existe désormais depuis deux ans dans le Tarn-et-Garonne. De la même façon que pour un groupe, il est possible d’obtenir le financement de formations individuelles.Mais quel peut-être l’intérêt de se former alors qu’il y a du travail sur l’exploitation? Les stagiaires ont des réponses pragmatiques. Ils veulent, expliquent-ils,  » prendre le temps de réfléchir sur leur projet avant de se lancer « ,  » passer un cap (embaucher un salarié ou céder l’exploitation) »,  » développer des compétences « ,  » apprendre à se servir d’un ordinateur « …Pour les stagiaires, la formation est un investissement qui devra être rentabilisé sur l’exploitation. Le Fafea donne ainsi des exemples concrets. Dans l’Aisne, un stage sur l’organisation du travail a permis à douze agriculteurs de se rencontrer pour étudier les moyens de rationaliser leurs dépenses. Résultat : en 1997, ils ont réussi à économiser globalement 700 000 F sur leurs charges.  » Le plus souvent, les agriculteurs souhaitent s’adapter aux mutations de leur activité principale ou se diversifier « , explique Jean-Pierre Massou, responsable du Fafea de la région Midi-Pyrénées. Le stage est aussi un lieu vivant qui permet de réfléchir en groupe.Les formations ne sont pas nationales mais organisées par département. L’information se fait souvent par le biais de la presse agricole locale et des chambres d’agriculture. Les modalités d’inscription sont simples.  » On téléphone ou on remplit une fiche et le tour est joué « , résume Marie-Caroline Rivière, participante au stage informatique de Moissac. Le coût de la formation varie entre 0 et 300 F/jour. Certains stages qui se font sans le soutien financier du Fafea peuvent coûter plus cher. La plupart du temps, les agriculteurs doivent aussi prendre en charge leurs repas.A qui peut-on s’adresser localement pour suivre une formation? Selon les départements, les organismes qui proposent les stages ne sont pas les mêmes. Il peut y en avoir plusieurs ou un seul : chambre d’agriculture, établissement d’enseignement, associations… Chacun forme d’ailleurs ses animateurs, sans harmonisation nationale. Il est donc très difficile d’établir des critères de qualité. Sur le plan national, on reconnaît ainsi que la qualité des formations n’est pas la même selon les régions. Dans le Gers, on affirme même  » qu’ici, il n’y a pas de formation bidon avec vente de logiciel à la clé « … A vous donc de bien vous renseigner sur le déroulement et le contenu des formations. En tous cas, dans la gamme proposée, il devrait y en avoir une qui corresponde à vos besoins. Et il serait dommage de vous en priver car au travers des taxes que vous payez, vous contribuez de toute façon à en assurer le financement…

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Aubrac

Heros est un taureau élevage, très typé dans la race. Il a été exposé deux fois au Salon de l’agriculture de Paris. Avec un excellent bassin et un bon développement squelettique, il est recommandé pour la production de génisses de renouvellement. A éviter sur les filles de Goéland. Un deuxième taureau aubrac est actuellement évalué à la station de Soual. Résultats disponibles en mars 1998.

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Calculer l’apport d’azote sur prairies

Sur prairies, la fertilisation azotée doit être considérée comme un complément des fournitures du sol, explique Jérôme Auckenthaler ingénieur environnement à la chambre régionale d’agriculture des Pays-de-la-Loire. Elle a surtout pour objectif de régulariser et de prolonger la pousse de l’herbe et de maintenir l’équilibre entre graminées et légumineuses des prairies mixtes .Après avoir fait la synthèse des connaissances, les techniciens de l’ITCF, de l’Institut de l’élevage et des cinq chambres départementales des Pays-de-la-Loire se sont rendus compte que la méthode du bilan, opérante pour les céréales, pouvait convenir aux prairies, moyennant quelques adaptations. Ils sont parvenus à une équation valable pour les graminées pures et les associations avec moins de 50 % de légumineuses (voir encadré). » Pour bien comprendre la démarche, il est utile de revenir sur chacun des termes de l’équation « , poursuit Jérôme Auckenthaler. Pour calculer les exportations, l’éleveur a deux solutions. Ou bien il évalue le potentiel de ses prairies en se fondant sur ses connaissances locales (sol, pente, climat), ou bien il utilise des valeurs qui prennent en compte le risque d’excès d’eau hivernal et la pousse estivale de l’herbe pour estimer le rendement probable (voir tableau). Pour chiffrer la contribution des légumineuses à la nutrition azotée de la prairie, l’estimation du taux de légumineuses peut se faire visuellement en été ou à défaut, au printemps avant la deuxième exploitation. En été, en dessous de 20 % constatés, la légumineuse n’a que peu d’impact, ce qui revient à fertiliser la prairie comme une graminée pure. Entre 20 et 50 %, elle est considérée comme le moteur de la prairie. Avec 40 % de légumineuses, les techniciens proposent de retenir 55 unités/ha pour une production annuelle de 6 t de MS, 75 unités pour 8 t de MS et jusqu’à 95 unités pour 10 t de MS/ha.Mal réparti dans la parcelle, l’azote des rejets animaux n’est que partiellement comptabilisé. Les valeurs évoluent avec la production annuelle et la part de la pâture dans cette production. Par exemple, dans une parcelle fauchée une première fois puis pâturée, les valeurs retenues passent de 15 kg pour 6 t de MS à 30 kg pour 10 t de MS. » Pour la seconde formule, nous appliquons au total intermédiaire un CAU (coefficient apparent d’utilisation) de 0,7, justifié dans les conditions particulières des Pays-de-la-Loire, commente Jérôme Auckenthaler. En réalité, nous savons qu’il évolue entre 0,7 et 0,8 pour des apports de printemps et seulement de 0,2 à 0,4 pour des apports plus tardifs « .Du chiffre calculé, l’éleveur doit encore retirer l’effet direct des fumiers et lisiers épandus avant de parvenir à la dose minérale conseillée. Pour simplifier, les techniciens des Pays-de-la-Loire appliquent un coefficient d’équivalence entre l’azote d’origine organique et l’azote minéral fonction du type de produit et de la période d’apport (1). Ainsi, 200 kg d’azote total d’un fumier de bovins à l’automne équivalent-ils à 200 kg × 0,20 = 40 kg d’azote minéral. » La répartition de la dose totale d’azote (organique + minéral) varie bien évidemment avec le mode d’exploitation de la prairie, commente Jérôme Auckenthaler (voir tableau). D’une manière générale, l’apport le plus élevé devra être effectué en début de printemps, lorsque la somme des températures moyenne en base 0° C à partir du 1er janvier, atteint 200° C. C’est le meilleur moyen de limiter les pertes par lessivage « .Une plaquette éditée par la chambre régionale des Pays-de-la-Loire rassemble l’ensemble des connaissances sur le sujet.(1) Quelques exemples : fumier de bovins épandu à l’automne : 0,20; lisier de bovins (automne) : 0,35; fumier de bovins (printemps) : 0,23; lisier bovins (printemps) : 0,40; lisier porcs (printemps) : 0,45.

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Salers

La série G était la dernière évaluée sur descendance pour la production de jeunes bovins. L’évaluation en ferme concerne désormais uniquement la production de veaux sevrés (Iboval). Hurleur sort nettement du lot avec un indice au sevrage de 135! Il apporte un très bon potentiel de croissance, de la musculature et du gabarit. La facilité de naissance n’en est pas pour autant dégradée. Mais ce taureau a été évalué sur un seul cheptel. La précision de son indexation est donc moyenne. Ilot donne des produits présentant une bonne conformation du dos et de l’arrière, avec des aplombs solides et un bon bassin.Incognito est à accoupler aux femelles viandées avec un bon bassin.Indy est issu d’une souche laitière. Sa mère est indexée à + 33 d’Inel. Il assure une très bonne croissance jusqu’au sevrage.

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Maine-Anjou

Givai suit la trace de ses père et grand-père maternel, Liran et Ino, considérés comme les deux plus grands raceurs en Maine-Anjou. De fait, il est déconseillé de l’accoupler à des femelles issues des taureaux Ino, Arondi, Eperon, Dardard, Gribouille. Ses fils ont un très bon développement musculaire au sevrage mais leur potentiel de croissance est moyen. Il doit être réservé pour les vaches à vêlage facile. Tout comme Hijou. Ce taureau présente le meilleur indice au sevrage (115) de tout le catalogue Maine-Anjou. Il apporte du poids, du muscle et un très bon développement squelettique.

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Un test rapide pour détecter l’ESB à l’abattoir

Mi-janvier, un supermarché irlandais a proposé à la vente la première viande de boeuf testée sur l’ESB (encéphalopathie spongiforme bovine). Selon ses concepteurs, ce test permet de trier les animaux, porteurs ou non du célèbre prion, protéine modifiée qui serait responsable de la transmission de la maladie de la vache à l’homme. Le prion est détecté grâce à des anticorps dans un échantillon prélevé dans le système nerveux central. La détection est donc efficace sur des animaux porteurs de la maladie mais n’en présentant pas encore les signes cliniques. Les recherches concernant ce test n’ont cependant pas fait l’objet de publications scientifiques.Sa sensibilité et sa fiabilité ne sont donc pas connues. Son principe a été mis au point et breveté depuis six ans par une société de biotechnologies britannique, Proteus International. L’application sur le terrain a été réalisée par une firme irlandaise nommée Enfer Scientific Ltd, qui possède la licence exclusive du brevet depuis 1994. Le test a été récemment validé par le ministère de l’Agriculture irlandais. Il devrait maintenant être utilisé en  » routine  » sur les carcasses destinées à approvisionner les cent soixante-huit magasins de la chaîne de distribution SuperValu Supermarkets. Pratiquement, cinq personnes peuvent tester mille échantillons par jour. Les résultats sont disponibles en trois heures. Ce délai court permet d’intervenir avant que la carcasse ne quitte les chambres froides de l’abattoir. Par comparaison, un test classique nécessite deux ou trois jours (pour purifier et identifier le prion) ainsi que des conditions de laboratoire intransposables en milieu industriel. Son coût est estimé à 22,50 livres irlandaises par carcasse, soit 190 FF. Il augmente le coût de production de la viande de 80 centimes/kg. Une équipe suisse a également annoncé, fin 1997, la découverte d’un anticorps permettant de différencier les deux formes de la protéine. Ces recherches pourraient aboutir aussi à la création d’un test immunologique, rapide, utilisable sur des échantillons de tissus périphériques (comme les ganglions).

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L’azote piloté en continu par capteur optique

Au dernier salon agricole allemand (Agritechnica), Amazone présentait un projet de recherche conduit en partenariat avec le fabricant d’engrais, Hydro-Agri, et Massey-Ferguson. L’objectif est de détecter en temps réel les besoins azotés du blé afin d’appliquer simultanément la fertilisation appropriée. Deux capteurs optiques droite et gauche mesurent en continu et par réflectance la teneur en chlorophylle des feuilles. La valeur mesurée est comparée avec les données d’un modèle fournissant la relation entre la teneur en chlorophylle et la dose d’azote optimale pour les deuxième et troisième apports d’azote. Ce modèle est développé par Hydro-Agri Allemagne à partir d’observations effectuées en culture de blé sur plusieurs années. L’ordinateur de bord du tracteur calcule alors simultanément la dose à épandre par demi-largeur. Les valeurs peuvent être mises en parallèle avec une carte d’épandage jouant le rôle de filet de sécurité en cas de valeur aberrante du capteur. En Allemagne, la faisabilité technique de ce type d’épandage a été démontrée mais il reste encore du travail sur le plan agronomique.En France, le Sensor va être testé lors de la prochaine campagne par Hydro-Agri pour validation dans nos conditions (dans deux fermes), sachant que le raisonnement de la fertilisation azotée est chez nous sensiblement différent, de même que les pratiques de fractionnement. Le modèle agronomique devra donc être recalé. L’ITCF devrait également expérimenter le Sensor.

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Parthenais

Individue et Indolent ont confirmé sur descendance leurs bonnes performances en station. Indolent se distingue par sa musculature. Individue apporte quant à lui beaucoup de poids, mais il doit être accouplé avec des femelles vêlant facilement. Un de ses fils, Major, est également diffusé cette année par insémination. Ce taureau pesait à quatorze mois près de 650 kg et il présente les mêmes qualités que son père (à confirmer par l’Iboval). Le dernier taureau inscrit au catalogue 1998 est Macabre. En contrôle individuel, il affiche un très bon développement musculaire.

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Des balles de foin rondement séchées

Depuis 1989, les frères Paccard pressent environ mille bottes de foin par an. Producteurs de lait à Gruffy (Haute-Savoie) avec une quarantaine de montbéliardes à 8 000 kg de moyenne, ils ont préféré ne pas investir dans le séchage en vrac.  » Nous aurions manqué de place et l’exploitation reste trop morcelée « , précise Jacky. Dans cette région comme dans d’autres, s’il n’est déjà pas évident de réussir le foin en vrac, le séchage à coeur de balles rondes de 300 kg est encore plus hypothétique. Disposant d’un séchoir modulaire pour balles rondes, de fabrication italienne, les associés du Gaec avaient opté dans un premier temps pour un réchauffeur au fioul.  » Le résultat était assez satisfaisant, estime Jean-Marc. Mais le brûleur avalait entre 250 et 400 l par jour, selon les conditions météorologiques.  » Avec l’arrivée d’un déshumidificateur en 1995, la consommation est descendue à 50 l/jour. Maintenant, le brûleur n’entre en action que lorsque la température de l’air descend en dessous de 10° C. » Durant la pleine saison, pour libérer les places du séchoir au fur et à mesure, il faut absolument amener le fourrage à moins de 15 % d’humidité en vingt-quatre heures. Le déshumidificateur nous permet de suivre la cadence « , constate Jean-Marc. Sur le séchoir, les trente-deux balles rondes de 1,20 m de section sont rangées en deux couches sur des bouches circulaires. L’air est insufflé par avec un ventilateur de 18 kW. Comparativement au vrac, les balles rondes requièrent une plus forte puissance.  » Nous avons aussi changé notre presse, ajoute Jacky. La nouvelle enroule le fourrage de manière progressive. Le coeur des balles reste tendre et laisse passer l’air. « Le fait d’obtenir des balles uniformes joue un rôle très important dans la réussite du séchage. A ce titre, les frères Paccard récoltent deux andains côte à côte avec un pick-up de 2,10 m de large :  » Quand le foin racle les bords de la botteleuse, c’est bon « , affirment-ils. A terme, ils envisagent d’améliorer le dispositif de séchage en remplaçant ce premier modèle de déshumidificateur  » postexpérimental  » par une version plus élaborée, dotée de la fonction réchauffage et d’une puissance supérieure. En passant du tarif bleu au tarif jaune avec le tout-électrique, ils espèrent ramener le coût de séchage d’environ 70 F/t à 40 F.

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Un débouché dans l’alimentation animale

Issu de la recherche DuPont, le maïs riche en huile, Optimum, couvrait aux Etats-Unis 400 000 ha en 1997. Très énergétique, il est destiné à la fabrication d’aliments pour la volaille (poulets de chair). La Coop de Pau travaille avec un industriel français qui l’utilise dans des aliments volailles et vaches laitières. Au total, 200 ha ont été implantés en 1997.

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Des marges brutes dopées

Chez Pierre Camousseigt, cultivant 46 ha à Abitain (Pyrénées-Atlantiques) dont 17 ha de maïs, le maïs HTE couvrait près de 8 ha en 1997.  » Depuis que j’en implante, ses rendements ont été équivalents à ceux des variétés classiques deux années sur trois, avec 104 q/ha en 1997 et 108 q/ha en 1995. En 1994, il ne se situait qu’à 87 q/ha « , indique-t-il.D’où un intérêt économique non négligeable pour ce producteur, prêt à augmenter ses surfaces. Les chiffres suivants sont fournis par la Coop de Pau et reflètent les résultats de la région. Les charges directes sont évaluées à 2 290 F par ha sur maïs classique ou HTE Pour un maïs classique à 108 q/ha et payé 71 F/q net en 1997 par la Coop, la marge brute s’élève à 5 378 F/ha (hors prime Pac). Un maïs HTE à 103 q/ha et payé 83 F/q, dégage 6 259 F/ha (hors prime Pac), soit plus de 800 F/ha d’écart en faveur du maïs HTE.

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Valorisation assurée avec le maïs riche en huile

Comme nous n’irriguons pas, nous ne pouvons pas produire de maïs-semence. Nous avons saisi d’autres opportunités comme le maïs riche en huile, produit sous contrat pour la Coop de Pau , indique Robert Dolheguy, installé en polyculture-élevage à Came (Pyrénées-Atlantiques) avec son épouse et ses deux fils, sur 150 ha. Le maïs couvre 110 ha dont 90 ha de maïs consommation. Le maïs riche en huile, ou à hauteur teneur en énergie (HTE), occupe une dizaine d’hectares, le reste est consacré à du waxy.  » Les premières années qui ont suivi la réforme de la Pac, nous vendions encore notre maïs consommation autour de 100-110 F/q. Cette année, nous sommes plus près de 70 F. Or, la Coop de Pau donne une prime pour le maïs HTE et le waxy, de 12 F/q en 1997. Dans la conjoncture actuelle, ces maïs spéciaux trouvent tout leur intérêt. C’est une sécurité de revenu appréciable « , estime M. Dolheguy. D’un montant de charges comparable à celui d’un maïs consommation, le maïs HTE n’a jamais égalé ses résultats chez les Dolheguy : 83-85 q/ha en 1995, 86-88 q/ha en 1996, 90-92 q/ha en 1997 contre respectivement 90, 92 et 104 q/ha en maïs classique. Mais certains producteurs de maïs HTE obtiennent des rendements équivalents (voir encadré). Au champ, le maïs HTE diffère d’un hybride classique.  » On associe des plantes femelles, qui n’émettent pas de pollen, à des pieds mâles qui fertilisent toutes les plantes. Le mélange compte 8 % de pieds mâles « , explique M. Dolheguy.Les grains obtenus contiennent plus de 7 % d’huile (3,5 % pour un maïs ordinaire). La parcelle retenue, la même chaque année, est isolée de quelques mètres des maïs ordinaires, pour limiter les risques de pollution par leur pollen.Nom du maïs HTE développé par la Coop de Pau : Optimum. Le mâle pollinisateur qui provient des Etats-Unis est une obtention DuPont, précurseur en la matière (voir encadré). L’itinéraire technique est similaire à celui d’un maïs classique. Les Dolheguy apportent des engrais organiques une vingtaine de jours avant le labour. Celui-ci n’est réalisé que huit-dix jours avant le semis, vu la battance de leurs sols limoneux.  » Nous passons avec un tracteur jumelé, muni d’un tasse-avant et d’une herse rotative. Suit le vibroculteur, les engrais de fond sont épandus entre les deux passages d’outils « , résume M. Dolheguy. Le semis est réalisé courant avril, à 80 000-82 000 grains/ha contre 68 000-72 000 g/ha pour une variété classique.  » Nous semons plus épais, vu les 8 % de pieds mâles qui ne servent qu’à polliniser les plantes femelles.  » Sont systématiquement effectués à l’implantation, un traitement microgranulés insecticide, du Counter Plus et un antilimaces, du Mesurol.Toujours au semis, les Dolheguy apportent en localisé du Locamaïs qui fournit azote et acide phosphorique (20-30), 80 à 100 kg/ha. De l’ammoniac est ensuite amené à partir de cinq feuilles. Au total, les maïs reçoivent quelque 160 unités d’azote/ha. Quant au désherbage, ces producteurs traitent d’abord au Lasso en postsemis-prélevée de la culture.  » L’Herbogil que nous utilisions pour régler les problèmes d’amarante et de chénopode étant dorénavant interdit, nous allons essayer un nouveau produit, le Lagon. « La récolte est directement livrée sur un des lieux de réception de la Coop de Pau qui stocke à part ce maïs.

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Attention au régime fiscal

Le pourcentage de rentabilité des chambres d’hôtes est de 23 % en moyenne, soit bien moins que les 50 % du produit estimé par le fisc en cas de régime Micro-Bic. Or, plus de la moitié des propriétaires de l’échantillon qui sont au Bic (bénéfices industriels et commerciaux), choisit ce régime. Leurs impôts et leurs charges sociales sont donc calculés sur un résultat estimé à 50 % du produit. Soit bien plus que le résultat courant, proche du résultat réel imposable sur lequel les propriétaires au Bic ayant opté pour le réel, sont imposés. A noter par ailleurs que la moitié des propriétaires retenus dans l’étude rattache les résultats de ses activités tourisme au bénéfice réel agricole.

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