Londres veut limiter les coûts

Huit cent cinquante millions de francs…, les éleveurs de bovins britanniques auront du mal à obtenir davantage de leur gouvernement. Ce plan d’aide d’urgence qui fait suite aux manifestations de décembre 1997 sera financé à hauteur de 71 % par les contribuables britanniques. Le reste du financement provient de l’Union européenne. Les éleveurs avaient pourtant demandé 10 milliards de francs. Et là n’est pas la seule déconvenue qu’ils devront subir. Le ministre de l’Agriculture, Jack Cunningham, a en effet évoqué une restructuration du secteur de l’élevage bovin. Une réduction importante du cheptel bovin est ainsi prévue pour limiter la surproduction. Il a même été question de la disparition de certaines exploitations. Il faut dire que la crise de la vache folle coûte cher aux contribuables britanniques : 20 milliards de francs en 1996-97 pour subventionner le secteur du boeuf… Les pouvoirs publics ont par ailleurs lancé une enquête sur la gestion de la crise de la vache folle par le précédent gouvernement conservateur.

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